L’Art ? Des sculptures dans la ville ? Un trésor pour Fontenay-aux-Roses et les Fontenaisiens.

L’art est une affaire sociale. Si l’art fait partie intégrante des civilisations humaines depuis 30 000 ans, ce n’est pas le fruit du hasard.

L’art stimule nos émotions intimes et profondes. L’art a vocation à être vécu ensemble, à être partagé dans la communauté.

Le fait de pouvoir comparer nos ressentis avec ceux des autres nous permet de mieux identifier notre caractère individuel unique. Cela nous offre également la possibilité de trouver nos pairs, ceux avec lesquels nous nous sentons des affinités.

Bien sûr l’œuvre d’art n’est pas une fin en soi, elle ne peut se cantonner à un objet décoratif.

Nous souhaitons dans notre vision de la ville, que l’œuvre d’art, et notamment la sculpture, donne un sens à notre lieu de vie. Les sculptures instaurent un dialogue formel et social avec l’environnement, elles participent à la requalification des espaces publics qui nous sont si chers.

Notre volonté politique, pour la fierté de tous les Fontenaisiens, est que les sculptures établissent un dialogue avec chacun d’entre nous, qu’elles soient éveilleurs d’imaginaire et de sens, qu’elles soient des marqueurs de nos déplacements, de nos rendez-vous.

L’œuvre d’art, la sculpture participent à la définition d’une nouvelle image pour la ville en révélant les potentialités d’un lieu et en s’inscrivant dans l’histoire et la mémoire de l’espace urbain. Elles participent à l’esthétique et à l’identité de notre ville : «Fontenay-aux-Roses ville de sculpteurs».

Aller de lieu en lieu dans l’espace de notre ville, permet de se l’approprier en le reconnaissant et en lui donnant du sens. Comme je l’ai écrit en janvier 2020 « Il nous est apparu après réflexion et travail que l’effort devait être mis sur l’espace urbain public afin de relier nos équipements publics les uns aux autres, pour créer du lien social et une appropriation par chaque Fontenaisien de sa ville. » Aussi je vous invite à la découverte d’un itinéraire, où déjà, ou dans un avenir proche, à Fontenay-aux-Roses, vous pouvez ou pourrez découvrir une sculpture.

Les sculptures sur l’espace public Fontenaisien, à l’instar des cailloux du petit poucet, sont des repères pérennes sur la ville qui nous guident d’un lieu à un autre, avec chacune leur symbolique en étroite relation avec son environnement.

  • Un petit bonheur lorsqu’on longe le chemin pour se rendre au RER que de croiser, posé sur un pied le virevoltant «éléphant aux roses» de la roseraie avenue Lombart. Ce Bronze, don du sculpteur en résidence Thierry Benenati, nous encourage à cheminer le sourire aux lèvres. Pour le décrire, quelques mots de la journaliste de TF1 Corinne Magne de Giacomoni « L’onirique robe rose habille le regard d’un habile sourire et souligne les courbes gracieuses d’une hallucination mise en scène par l’enfance. Elle ne trompe pas. Pour sa défense elle écorche la reine des fleurs ../… »
  • Dans le nouveau parc Laboissière «Jonas», un bronze de deux mètres de haut, le don du sculpteur Fontenaisien Adomas Samogitas s’ancre au milieu des arbres centenaires et la délicatesse des fruitiers palissés. 

Les enfants qui jouent, tournent autour de la sculpture : ont ils conscience qu’ils participent de la tempête qui jette à l’eau le désobéissant Jonas ? 

Cette œuvre en force et tension, selon la position d’où on l’approche, à la fois nous assiège et nous offre une promesse de liberté.

Souvenir de l’artiste : « Le 4 septembre 1960, plongeant d’un bateau de la Pologne socialiste, j’ai été rejeté par des énormes vagues sur une plage de l’Allemagne libre. En séchant mes vêtements de marin j’ai pensé : me voilà comme Jonas, je me trouve rejeté non par une baleine mais par la mer Baltique fortement agitée ».

Adomas Samogitas, né en 1936 en Lituanie et Fontenaisien depuis 1981, est un sculpteur classique à l’écart des postures de mode, qui a collaboré avec Jacques Lipschitz, Henri Moore et César.

  • Sur la place de la Mairie siège « Le coq aux montres » : Bronze du sculpteur Thierry Benenati, symbole national à l’instar de la Marianne, le coq a été spontanément et d’emblée accueilli par les Fontenaisiens qui témoignent « Il nous semble que le coq a toujours été là ! ».

A ne pas manquer le reportage sur TF1, mercredi 11 novembre, et en attendant quelques mots de Corinne Magne de Giacomoni qui a conduit ce reportage : « Galand, courtisan, conquérant, il ne vole pas, il s’impose sur l’église et l’auvent, sur la marquise républicaine. Viril, la voix haute, l’ergo puissant, la cuisse généreuse et la crête querelleuse, il défie le temps du haut de son piédestal, fait fi de la basse cour, lui le Prince populaire ».

Thierry Benenati, sculpteur Fontenaisien d’adoption, né à Marseille en1963, diplômé des arts appliqués. Son art dit symboliste-surréaliste est un trait d’union entre les maîtres classiques et un art contemporain décalé. Prix national Sandoz, il a été de nombreuses fois médaillé d’or pour ses bronzes essentiellement animaliers. 

  • La nouvelle place de la Cavée se dessine non plus comme un carrefour, ce qu’elle était précédemment, mais comme un espace arboré où très vite seront plantés oliviers et cyprès. Un écrin de verdure aux airs du sud en entrée de ville, où cet ilot de fraicheur porté par une fontaine est élégamment qualifié par la sculpture d’Olivier Duhec.

«L’atome» sculpture en laiton, est le premier prix d’un concours international lancé par la ville, elle porte une des mémoires de Fontenay-aux-Roses, celle de la première pile atomique Zoé, elle symbolise l’atome d’hydrogène.

Toute en rondeur et transparence elle s’habille de lumière et dès les premières chaleurs elle distillera avec ses brumisateurs une belle fraicheur grâce à l’ingéniosité de l’artisan d’art Fontenaisien Olivier Duhec.

Formé à l’école Boulle, il a acquis le savoir-faire, issu de la longue tradition française des bronziers de Louis XIV, et depuis sa quête artistique, son savoir faire talentueux lui ouvrent les portes d’univers futuristes improbables, pleins de poésie.

Fontenaisiennes, Fontenaisiens, forts de ces rencontres avec les quatre sculptures, «Eléphant aux roses», «Jonas», «Le coq aux montres » «L’atome», ainsi que les deux à redécouvrir sur la coulée verte du sculpteur fontenaisien Philippe Scrive, nous vous invitons à votre tour à les faire vivre dans votre quotidien fontenaisien.

Et nous vous promettons d’autres échanges et réjouissances avec les sculptures à venir comme, sur le Parvis de l’église, le bronze «Les trois figures» du sculpteur René Letourneur (1898-1990 Beaux-Arts, Prix de Rome en 1926), ou encore sur le bassin de la coulée verte au niveau du château Sainte Barbe «La nouvelle Katabase » de Jean Letourneur, qui trouvera bientôt une nouvelle vie, en dialogue avec l’eau dont elle s’inspire des mouvements, ou le clin d’œil du plasticien Michel Derozier et ses «Lapins solidaires» dans le bosquet de la place du Général de Gaulle, ces œuvres pour nous Fontenaisiens vont continuer à qualifier notre ville et à la faire vivre de vos interpellations.

Muriel GALANTE-GUILLEMINOT

Une réflexion sur “L’Art ? Des sculptures dans la ville ? Un trésor pour Fontenay-aux-Roses et les Fontenaisiens.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s