Evolution de la démographie à Fontenay-aux-Roses : de l’erreur non assumée à la fakenews voulue

Selon le Parisien, évoquant des statistiques publiées par l’INSEE, la population légale fontenaisienne aurait augmenté de 12,8% pour s’établir à 25.578 habitants au 1er janvier 2021 ce qui représenterait un accroissement de 2902 habitants en 5 ans.

Aussitôt, nous avons vu fleurir, sur les réseaux dits sociaux, les commentaires de MM Mergy et Messier nous reprochant « l’hyper densification au détriment des espaces verts et de la saturation des transports », « sans aucun service public supplémentaire pour les accueillir ».

Face à ces chiffres bruts, on peut s’interroger :

  • Où sont tous ces nouveaux habitants sachant qu’en 6 ans moins de 200 logements ont été livrés sur la commune (Rapport CEMUA 2019) ? Y avait-il tant de logements vacants à Fontenay pour absorber un tel afflux de population ?
  • Ces nouveaux habitants scolariseraient-ils leurs enfants hors des écoles de Fontenay ? puisqu’à chaque rentrée scolaire, il nous faut nous mobiliser pour éviter les fermetures de classe comme à l’école maternelle Scarron en septembre dernier ou aux Ormeaux l’année précédente. Les chiffres fournis par l’Education nationale montrent une stabilité des effectifs en élémentaire (1380 élèves à la rentrée 2015 contre 1389 à celle de 2019) et une hausse de moins de 10 % en maternelle sur la même période (919/1008).

Ce constat est d’autant plus surprenant qu’en 2014, le même journal annonçait sous la plume d’Adeline Daboval « Fontenay-aux-Roses passe de 24 066 à 22 866 habitants. Soit une perte sèche de 1 200 habitants durant les cinq dernières années ».

Est-ce à dire que sous le mandat de MM Buchet et Mergy, les habitants fuyaient Fontenay et que le simple fait de voir M. Vastel élu aurait provoqué le retour des « exilés » ?

Il n’en est rien dans un sens comme dans l’autre.

Les causes résident dans la méthodologie des recensements.

Au recensement général de la population, qui avait lieu tous les 10 ans, a succédé, depuis 2004, pour les communes de 10 000 habitants, des enquêtes annuelles, par sondage auprès d’un échantillon d’adresses représentant 8 % des logements de chaque commune. 

La population des ménages est égale au nombre moyen de personnes par logement calculé à partir des 5 enquêtes annuelles de recensement multiplié par le nombre de logements au 1er janvier de l’année médiane du cycle. 

Ce nombre de logements est issu du RIL.

Le Répertoire d’Immeubles Localisés (RIL) contient la liste des adresses d’habitation des communes de 10 000 habitants ou plus ainsi que le nombre de logements associés à chaque adresse. Le RIL contient ainsi et localise tous les logements habitables des grandes communes, y compris les établissements touristiques et les communautés.

La mise à jour du RIL est cruciale pour assurer son exhaustivité, afin de déterminer avec précision le champ des adresses à recenser lors de l’enquête annuelle de recensement et d’établir, de manière fiable, le nombre de logements habitables de la commune qui sera utilisé pour les estimations de population.

La population d’une commune est donc estimée sur la base de 5 enquêtes annuelles où chaque année les habitants de 8% des logements sont sondés.

A partir des résultats, une extrapolation est réalisée sur la base du nombre total de logements et du nombre moyen d’habitants par logement calculé lors des enquêtes.

Toute erreur sur le RIL (fichier des logements) entraine, automatiquement, des erreurs sur l’évaluation de la population. La mise à jour du RIL incombe, pour partie, aux services de la commune. C’est ce à quoi nous nous sommes attelés depuis 2016 et ce qui nous a permis de découvrir de nombreux logements manquants.

Entre 2017 et 2020, nous avons « découvert » environ 700 logements qui n’étaient pas répertoriés au RIL ce qui, mathématiquement, a généré une augmentation sensible de la population.

La DGF étant versée au prorata de la population, ces ajustements nous ont permis d’amoindrir les baisses des dotations décidées par les amis politiques de nos opposants (en 2019, la DGF par habitant était de 133 €).

On ne peut que regretter les commentaires d’élus de l’opposition qui ont dirigé notre ville et qui nous reprochent de faire ce qu’ils n’ont pas su faire, c’est-à-dire défendre les intérêts de la ville et des Fontenaisiens !

Jean-Luc Delerin

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