Urbanisme pour une cité résiliente et accueillante

Le développement d’une cité résiliente et accueillante, nécessite plusieurs initiatives pour à la fois améliorer le cadre de vie, grâce à la politique d’urbanisme, et l’ambiance de vie, via différentes politiques publiques.

Pour la politique d’urbanisme, les orientations, présentées il y a un an, s’expriment au travers de projets, qui s’ils apportent une réponse à la demande de logements supplémentaires (comme l’exige le SDRIF[1]), doivent également apporter « un plus » au quartier en terme d’urbanisme. Selon les parcelles, ces exigences vont du traitement de l’insalubrité, au renforcement de la mixité sociale et d’usage, au traitement d’une dent creuse, à la rénovation de bâti existant, à la préservation et l’adaptation environnementale, au respect visuel de proximité et de l’ambiance paysager, à la mise en valeur du patrimoine (y compris sous-terrain).

Durant ces 9 premiers mois de mandat, il nous a été donné l’occasion d’œuvrer à ces objectifs.

Au cours de rencontres, à leur demande, les promoteurs sont attentifs à nos explications et lorsqu’ils nous présentent les opportunités qu’ils ont identifiées, il est possible d’être plus précis sur nos attentes, voire pour plusieurs cas de mettre en avant qu’il n’y a pas d’intérêt au sens de notre politique d’urbanisme. Par ailleurs, ces opportunités identifiées sont pour une grande partie identiques pour les différents promoteurs, les possibilités réalistes de densifier ne sont donc pas aussi importantes que l’on pourrait penser dans un premier temps. Pour les promoteurs qui déposent des dossiers sans échange préalable, les exigences restent les mêmes, cela peut nous amener à refuser le permis de construire, par exemple le permis du 16 avenue Foch.

Dans le cas de certains quartiers qui nécessitent un aménagement dépassant une construction, les initiatives demandent la contribution de plusieurs intervenants. C’est le cas du quartier des Blagis où la SPL assure l’aménagement et la coordination au sein de la ZAC qui rassemble tous les intervenants. Dans ce cas, c’est au travers de la lettre de mission qui reprend le cadrage de la phase de concertation et où se trouve l’expression de notre politique. Le suivi périodique avec la SPL permet de s’assurer de la prise en compte des attentes. Pour le quartier Scarron-Sorrières, les projets déjà lancés au cours de la mandature précédente s’articulent autour de la mixité sociale et d’usage d’une part et d’autre part la rénovation par le bailleur du bâti existant, dans un souci gagnant-gagnant.

L’urbanisme ne se réduit pas aux projets de collectifs, il y a également quelques projets de nouveaux pavillons ou leur extension pour répondre aux évolutions des familles, d’ajout des éléments d’énergie renouvelable ou encore de rénovation de l’existant. Lorsque cela est nécessaire, les échanges avec le requérant, avec le support des services, permettent d’apporter la conformité réglementaire et d’adapter l’intégration dans l’environnement dans le respect de la sensibilité du propriétaire.

La politique d’urbanisme s’exprime au travers de projets mais également par la réglementation. Ainsi avec l’aide des services municipaux et de VSGP, qui est maintenant en charge de l’urbanisme pour notre Territoire, il a été préparé la rédaction de la modification réglementaire du PLU sur 3 objectifs. La constructibilité dans les zones pavillonnaires (tout en préservant la possibilité d’extension) sera réduite afin d’accompagner notre volonté de préserver la zone pavillonnaire et de limiter la pression de prospection toujours possible. Dans les autres zones des règles de hauteur seront ajustées pour une meilleure cohérence avec l’environnement (rue Paoli) et éviter le détournement de la règle d’épannelage qui ne doit pas être une prime à la constructibilité, mais un élément d’esthétique urbain. Enfin les façades de la place du Général de Gaulle seront protégées pour conserver l’identité du centre ville tout en permettant son évolution.

Les délibérations pour lancer (dans le respect des règles sanitaires) les consultations liées à cette modification, seront prochainement à l’ordre du jour du Conseil.

Toutes ces initiatives, qui s’inscrivent dans la continuité du mandat précédent, ont un point commun, la recherche de l’équilibre (patrimoine/évolution, nature/présence humaine) au cas par cas et par le souci du détail.


[1] Le Schéma Directeur Régional d’Ile-de-France, initié en 2004 sous la présidence de Madame Mireille Ferri (élue Verts), a été voté en 2008 par le Conseil Régional. Ce document fixait comme objectif 60000 logements/an sur 25 ans. L’Etat ne valide pas le SDRIF car il n’est pas en ligne avec la loi du Grand Paris (gouvernement Fillon) votée entretemps. Sur injonction de l’Etat, le Conseil Régional revoie son SDRIF et porte l’objectif à 70000 logements/an sur 2012-30.

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